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Santé voyage

09 juillet 2019

Comment prévenir le mal aigu des montagnes ?

Lorsque l’on pense à notre santé pour un voyage, notre regard se tourne généralement vers les vaccinations nécessaires pour l’étranger. De quels vaccins ai-je besoin si je vais à Cuba, au Mexique ou même en Thaïlande
 

Nous nous posons rarement la question du mal de l’altitude ! Dans des pays comme le Pérou, certains lieux mythiques culminent à de grandes altitudes : Machu Picchu à 2430m, Cuzco à 3225 m et même le Lac Titicaca à 3812 m. Il est donc important de vous préparer afin que le mal des montagnes ne gâche pas votre voyage !
 

Le mal aigu des montagnes est une état qui peut toucher les alpinistes, les randonneurs, les skieurs et les voyageurs en haute altitude, généralement au-dessus de 2 000 mètres d'altitude.
 

Les causes du mal de l’altitude

 

La pression atmosphérique diminue à mesure que l’altitude augmente et la baisse de la pression partielle d’oxygène qui en résulte entraîne l’hypoxie.
 

Les personnes qui prennent un vol direct vers une destination située à haute altitude, comme p.ex. Cusco (Pérou, 3225 m), La Paz (Bolivie, 3658 - 4018 m), Lhasa (Tibet, 3685 m), Leh (Ladakh, 3505 m) doivent donc sans aucun doute tenir compte de la survenue possible du mal d'altitude aigu. Plus vous montez rapidement à une altitude supérieure, plus vous risquez de souffrir du mal aigu des montagnes.
 

Vous êtes davantage à risque de contracter le mal aigu des montagnes si :
 

  • Vous résidez au niveau de la mer et aller en altitude
  • Ascension rapide
  • La durée du séjour (plus on quitte longtemps, plus le risque est grand)
  • Le but à atteindre en altitude
  • Historique antérieure de mal aigu des montagnes
  • Âge < 50 ans 
  • L’intensité de l’effort physique
  • Vous avez consommé de l'alcool et d'autres substances qui peuvent nuire à l'acclimatation.
  • Vous avez des problèmes médicaux au niveau du cœur, du système nerveux ou des poumons.

 

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TROUBLES PHYSIQUES POTENTIELS ASSOCIÉS À L’ASCENSION EN HAUTE ALTITUDE

 

  • Hypoxie aiguë
  • MAM (mal aigu des montagnes)
  • OCHA (œdème cérébral de haute altitude)
  • OPHA (œdème pulmonaire de haute altitude)
  • Syndromes vasculaires cérébraux
  • Œdème périphérique
  • Rétinopathie
  • Thrombo-embolie
  • Troubles du sommeil et respiration périodique
  • Pharyngite et bronchite de haute altitude
  • Exposition aux rayons ultraviolets et ophtalmie des neiges
  • Exacerbation de maladies préexistantes

 

Dans la plupart des cas, les symptômes sont légers :

 

  • Difficulté à dormir
  • Vertiges
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Perte d’appétit
  • Nausée ou vomissement
  • Pouls rapide (fréquence cardiaque)
  • Difficulté à respirer à l'effort
  • Diminution de la miction urinaire 

 

Contactez un professionnel de la santé voyage, membre de Conseils Santé Voyage

Traitement du mal de l’altitude

 

Un diagnostic précoce est important. Le mal des montagnes est plus facile à traiter aux premiers stades.
 

Le traitement principal de toutes les formes de mal des montagnes est de descendre le plus rapidement et le plus sûrement possible à une altitude inférieure. Vous ne devriez pas continuer à monter si vous avez des symptômes.
 

Un supplément d'oxygène devrait être administré si disponible.
 

Les personnes atteintes du mal des montagnes peuvent nécessiter une hospitalisation.
 

Un médicament appelé acétazolamide (Diamox) peut être administré pour vous aider à mieux respirer. Cela peut aussi aider à réduire les symptômes. Ce médicament peut vous faire uriner plus souvent. Lorsque vous prenez ce médicament, assurez-vous de boire beaucoup et de ne pas consommer d'alcool. Ce médicament fonctionne mieux en prévention, c’est à dire avant d'atteindre une altitude élevée. ( voir votre pharmacien ou infirmière en santé voyage)
 

La plupart des cas sont bénins et les symptômes s’améliorent rapidement lorsque vous descendez de la montagne à une altitude inférieure.
 

Les cas graves peuvent entraîner la mort, en raison de problèmes pulmonaires ou d'un gonflement du cerveau, on parle alors d'oedème cérébral.
 

Dans les zones reculées, une évacuation d'urgence peut ne pas être possible ou le traitement peut être retardé. Cela peut avoir un effet négatif sur le résultat clinique.
 

Le résultat clinique dépend de la rapidité de descente une fois que les symptômes apparaissent. Certaines personnes sont plus susceptibles d'avoir une maladie liée à l'altitude. La réaction dépend de la sensibilité de la personne.


 

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Complications possibles (œdème cérébral ou pulmonaire)

 

Oedème pulmonaire de Haute Altitude

 

Les symptômes de l’oedème pulmonaire se développent le plus souvent à partir d’un mal aigu des montagnes.

 

SYMPTÔMES

  • Maux de tête intenses résistantes au traitement
  • Difficulté à respirer
  • Insomnie
  • Perte d’appétit
  • Faiblesse, nausées
  • Vertiges, vomissements et apathie

 

SYMPTÔMES TYPIQUES

  • Détresse respiratoire intense 
  • Lèvres bleues (cyanose: troubles de l’absorption d’oxygène dans les alvéoles pulmonaires en raison de l’accumulation de liquides à cet endroit) 
  • Présence de râles à l’auscultation des poumons avec crépitations et respiration sifflante en raison de l’accumulation de liquides dans les alvéoles pulmonaires. 

 

OCHA: Oedème Cérébral de Haute Altitude

 

L'évolution d'un MAM bénin à un OCHA peut s'étaler sur une période de 12 heures ou encore sur une période de 1 à 3 jours, qui est beaucoup plus courante.

 

SYMPTÔMES

  • maux de tête (céphalées), 
  • perte de coordination (ataxie), 
  • altération de l'état général (asthénie) 
  • baisse progressive du niveau de conscience. 

Cette perte de conscience est caractérisée par une désorientation

  • des pertes de mémoire
  • des hallucinations
  • un comportement psychotique

Mal d’Altitude et Apnée du Sommeil

 

L’altitude pourrait augmenter la fréquence des apnées centrales, pouvant se traduire par le développement d’une HTAP (hypertension artérielle pulmonaire)
 

Les voyageurs doivent impérativement continuer ce traitement. 
 

Une prophylaxie d‘acétazolamide (Diamox) afin de diminuer le nombre d’apnées devrait être considérée (voir avec votre pharmacien ou infirmière en santé voyage)
 

Mal Aigu des Montagnes/œdème périphérique généralisée

 

Les premiers signes visibles sont les œdèmes périphériques que nous repérons très facilement :
 

  • au niveau des jambes et surtout des chevilles par le signe de «œdème de Godet » (marque importante sur la peau),
  • au niveau du poignet par les marques du bracelet de la montre,
  • au niveau des yeux, plus gonflés que d'habitude le matin (poches sous les yeux)
  • au niveau du visage qui est boursouflé prenant un aspect « mongoloïde »,
  • une prise de poids survient,
  • l'émission d'urine diminue.

Quand contacter un professionnel de la santé

 

Descendre de la montagne immédiatement est la manière la plus sûre possible.

Pour en savoir plus, consultez un professionnel Santé-Voyage membre de Conseil Santé Voyage
 

Prévention du mal des montagnes

 

Les clés de la prévention du mal d’altitude incluent:
 

  • Montez la montagne progressivement. L’ascension progressive est le facteur le plus important dans la prévention du mal des montagnes.
  • Séjournez d’abord quelques jours à une altitude intermédiaire (entre 1500 m et 2500 m) avant de monter plus haut.
  • La fréquence du cœur (pouls) doit rester inférieure à 100/minute au repos. Pendant la journée on peut quand même monter plus haut pour favoriser l’acclimatation.
  • Éviter les efforts intenses et l’alcool pendant les 24 premières heures passées en altitude.
  • Boire suffisamment (l’urine doit rester claire!), même si on n’est pas assoiffé, parce que la perte d'eau par la respiration augmente fortement en altitude 
  • Arrêtez-vous pendant un ou deux jours pour vous reposer tous les 600 mètres (2 000 pieds) d’ascension au-dessus de 2 000 mètres (8 000 pieds).
  • Dormez à une altitude inférieure lorsque cela est possible.
  • Assurez-vous que vous avez la possibilité de descendre rapidement à une altitude plus basse, si nécessaire.
  • Apprenez à reconnaître les premiers symptômes du mal des montagnes.

Si vous comptez gravir plus de 3 000 mètres, vous devez transporter suffisamment d'oxygène pendant plusieurs jours.
 

Si vous envisagez une ascension, demandez à votre pharmacien des médicaments qui pourraient vous aider.
 

Si vous présentez un taux faible de globules rouges (anémie), demandez à votre médecin s'il est sécuritaire de faire le voyage. Demandez-lui également si un supplément de fer vous conviendrait. 
 

L'anémie diminue la quantité d'oxygène dans le sang. Cela vous rend plus susceptible de souffrir du mal des montagnes.
 

Durant l'ascension :
 

  • Buvez beaucoup d’eau
  • Évitez l'alcool
  • Mangez des repas réguliers et riches en glucides


Les voyageurs atteints d’une maladie cardio-vasculaire ou pulmonaire doivent demander l’avis de leur médecin avant un séjour en altitude.

 

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En voyage, quelle que soit votre destination ou votre condition physique, une consultation voyage avec un professionnel de la santé dûment formé est à prévoir au moins 6 semaines avant votre départ.

Christine Dumontet infirmière

Présidente Dumontet CSV et Fondatrice de Conseils Santé Voyage